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Télémaintenance industrielle : sans boîtier, sans ouvrir de port
Dépanner une machine installée chez un client, sans déplacement et sans toucher à son pare-feu : c’est tout l’enjeu de la télémaintenance industrielle. Le marché y répond avec des boîtiers matériels reliés à un cloud fournisseur. VIGIL-MESH remplace le boîtier par un agent logiciel — sur la machine ou sur une passerelle du site — et met vos équipements sur un vrai réseau privé : zéro port entrant, chiffrement de bout en bout, accès contrôlé machine par machine.
Accès distant aux machines industrielles : trois situations
La télémaintenance n’est pas un confort : c’est ce qui sépare une intervention d’une heure d’un déplacement de deux jours. Trois situations reviennent partout où des machines quittent l’atelier de leur constructeur.
La machine livrée chez un client
Le constructeur doit diagnostiquer, corriger, mettre à jour — sur un site qu’il ne contrôle pas, derrière un réseau et un pare-feu qui ne sont pas les siens.
Le parc multi-sites
Un intégrateur ou un exploitant suit des dizaines de sites. Chaque site a son opérateur, son routeur, sa politique : multiplier les VPN au cas par cas ne passe pas à l’échelle.
L’expert qu’on ne peut pas téléporter
L’automaticien qui connaît la machine est à des centaines de kilomètres. Il lui faut voir la supervision, lire les journaux, charger un correctif — maintenant, pas la semaine prochaine.
Dans les trois cas, la question n’est pas « comment accéder » — le marché sait faire depuis longtemps — mais « avec quoi » : un boîtier matériel de plus dans l’armoire, ou un agent logiciel sur une machine déjà présente.
Boîtiers et passerelles de télémaintenance : l’approche classique
Le standard du marché, ce sont les boîtiers de télémaintenance : Ewon Cosy (HMS Networks), IXON, Tosibox, Secomea, Teltonika. Le principe est éprouvé — un boîtier VPN matériel posé dans l’armoire de la machine, raccordé au cloud du fournisseur par une connexion sortante ; le technicien se connecte à ce cloud via le portail ou le client du fournisseur, et atteint la machine. Ça fonctionne, et ça a rendu service à toute une industrie.
- Un boîtier par machine ou par site : à acheter, câbler, configurer et maintenir — le coût matériel et logistique suit la taille du parc.
- Le cloud du fournisseur est sur le chemin : c’est lui qui met en relation le technicien et le boîtier, selon les conditions et la tarification de l’offre.
- Un accès souvent centré sur la prise en main : selon les offres, on atteint l’écran de l’IHM ou quelques ports définis, plus rarement un réseau complet.
- Un vrai atout côté matériel : certains modèles embarquent un routeur 4G et apportent leur propre connectivité au site.
Télémaintenance sans boîtier : comment ça marche
Un agent logiciel remplace le boîtier. Il s’installe soit directement sur la machine quand elle embarque un PC (Windows ou Linux — poste d’IHM, poste de supervision), soit sur une passerelle du site : PC industriel, NVIDIA Jetson, box Linux. Android est aussi couvert pour les postes mobiles, et le navigateur peut lui-même devenir un nœud du réseau (WASM) pour intervenir sans rien installer.
L’agent n’ouvre aucun port entrant : il n’établit que des connexions sortantes, et traverse NAT, CGNAT et liens 4G/5G. Quand aucun chemin direct n’aboutit entre deux pairs, le trafic passe par des relais — les vigies — structurellement aveugles : ils ne détiennent pas les clés et ne voient jamais le contenu. Chaque session est chiffrée de bout en bout en QUIC/TLS 1.3, sur des clés Ed25519, avec un établissement de clés hybride post-quantique.
Le raccordement d’une machine tient en une clé d’enrôlement à usage unique, générée depuis la console :


- Choisissez la plateforme de la machine ou de la passerelle du site — Windows, Linux, Android, Jetson.
- La clé d’enrôlement est à usage unique et expire d’elle-même : elle n’autorise qu’un seul rattachement.
- La commande à exécuter sur place, clé comprise — une seule ligne, à copier telle quelle.
- L’assistant attend : dès que la machine se connecte, elle apparaît ici, prête à être vérifiée (E2EE).
Une fois vérifiée, la machine reçoit une adresse overlay stable et un nom MagicDNS ; les ACL décident ensuite de qui peut la joindre, service par service.
Un vrai LAN, pas un simple tunnel écran
Un boîtier de télémaintenance donne d’abord un accès à la machine. Un agent VIGIL-MESH met la machine sur votre réseau : tout ce qui parle IP fonctionne, comme si votre poste et la machine étaient branchés sur le même switch.
Supervision et IHM
L’IHM web, le serveur OPC UA ou l’historian se consultent à leur adresse overlay, dans vos outils habituels.
Transfert de fichiers
Programmes, recettes, journaux : SFTP, SMB ou rsync directement vers la machine, sans plateforme intermédiaire.
Terminal SSH dans le navigateur
La console ouvre un terminal SSH sur chaque machine en ligne, directement dans le navigateur — voir l’onglet Administration.
Temps réel et découverte
Le broadcast et le multicast traversent le mesh : mDNS, SSDP, DDS/ROS 2 — vos outils découvrent les appareils comme en local.
Port série à distance (bêta)
Le port RS-232/USB-série d’une machine distante se monte en /dev/ttyVIGIL (Linux) ou en port COM virtuel (Windows — driver bêta non signé production, poste de test requis aujourd’hui) : voir le port série à distance.
MagicDNS et ACL
Chaque machine porte un nom stable ; chaque flux est autorisé par identité, au moindre privilège.

- La machine du site, telle qu’elle apparaît dans l’inventaire du réseau.
- Son adresse overlay : c’est elle que le terminal joint, jamais une adresse publique.
- « Terminal » ouvre une session SSH dans le navigateur, chiffrée de bout en bout jusqu’à la machine.
Machine chez un client, pare-feu verrouillé : le scénario type
Le cas le plus fréquent — et le plus irritant : votre machine est en production chez un client, et tout ce qui vous en sépare appartient à son IT.
La machine a besoin d’une intervention : diagnostic, correctif, mise à jour de recette. Entre elle et vous, le réseau du client — et il est verrouillé pour de bonnes raisons.
- L’IT du client n’ouvre pas de port entrant, et il a raison : chaque redirection est une surface d’attaque permanente sur son réseau.
- Obtenir un accès VPN au réseau du client prend des semaines, engage sa responsabilité, et vous donne souvent plus de visibilité que nécessaire sur son infrastructure.
- Le site n’a parfois qu’un lien 4G ou un accès CGNAT : aucune adresse publique à joindre, même si tout le monde était d’accord.
- Chaque client a sa politique : à l’échelle d’un parc, la négociation réseau devient un métier à part entière.
- 1Installez l’agent sur placeSur la machine si elle embarque un PC ; sinon sur une passerelle du site — PC industriel, Jetson, box Linux — souvent une machine déjà là pour l’IHM ou la supervision.
- 2Enrôlez-la avec une clé à usage uniqueDepuis la console, l’assistant « Ajouter une machine » remet une clé qui expire d’elle-même. Une commande sur la machine, et elle rejoint votre réseau.
- 3Ne demandez rien à l’IT du clientL’agent n’établit que des connexions sortantes : pas de port à ouvrir, pas de règle NAT, pas de DMZ. Ça traverse pare-feu, CGNAT et 4G.
- 4Écrivez la règle d’accèsUne ACL au moindre privilège : votre groupe SAV peut joindre cette machine, sur les services prévus — rien d’autre. Le reste du réseau du client n’est jamais visible.
- 5Intervenez, puis tracezSupervision, transfert de fichiers, terminal SSH depuis la console. L’intervention est journalisée ; en fin de contrat, la révocation coupe l’accès immédiatement.
Quand un boîtier matériel reste pertinent
L’honnêteté oblige : l’agent est un logiciel, il lui faut un système d’exploitation. VIGIL-MESH s’installe sur Windows, Linux (poste ou serveur), Android et NVIDIA Jetson — pas dans un automate.
- Machine sans OS et aucun PC sur site : si l’armoire ne contient qu’un automate nu et qu’aucune passerelle ne peut être posée, un boîtier matériel reste la voie directe.
- Besoin d’un routeur 4G intégré : certains boîtiers embarquent leur propre modem — utile quand le site n’a aucune connectivité à partager.
- Dans tous les autres cas — un PC d’IHM, un poste de supervision, une passerelle Linux possible — l’agent suffit, et il apporte le réseau complet en plus de l’accès.
Sécurité : chiffrement de bout en bout, ACL et audit
- Zéro port entrant, partout : ni sur le site, ni chez vous. Toute la connectivité est sortante.
- Chiffrement de bout en bout : QUIC/TLS 1.3, clés Ed25519, établissement de clés hybride post-quantique. Les vigies (relais) ne détiennent pas les clés et ne voient que des paquets opaques.
- ACL par identité, refus par défaut : chaque flux est autorisé explicitement — machine, groupe, service. Voir politiques et ACL.
- Console web : inventaire des machines, topologie en temps réel, terminal SSH, journal d’audit, rôles par membre.
- Révocation immédiate : fin de contrat ou poste perdu, l’accès tombe d’un geste — flux directs et diffusions comprises.