Documentation
Accès distant à un automate (PLC) sans ouvrir de port
Reprendre la main sur un automate installé à l’autre bout du pays, sans ouvrir le moindre port : c’est ce que permet l’accès distant à un automate (PLC) par VIGIL-MESH. Votre PC d’ingénierie se comporte comme s’il était branché sur le switch de l’atelier : TIA Portal, EcoStruxure Control Expert ou Studio 5000 dialoguent avec l’adresse overlay de la passerelle qui dessert l’automate — pendant que les ports de l’automate restent fermés à Internet.
Un automate programmable à distance, comme en local
Un chargement de programme, un diagnostic en ligne, une variable à forcer : la plupart des interventions sur automate n’exigent pas d’être au pied de l’armoire — elles exigent d’être sur le même réseau que lui. C’est exactement ce que fait le mesh : il étend le réseau machine jusqu’à votre poste d’ingénierie, sous contrôle strict.
Vos outils, sans changement
TIA Portal, Control Expert ou Studio 5000 se connectent en saisissant une adresse, exactement comme pour un automate du réseau local.
Prise en main sans VPN de site
Pas de VPN à faire installer chez le client, pas de compte sur son pare-feu : la passerelle n’établit que des connexions sortantes.
Cloisonné par ACL
Chaque accès est nominatif : tel technicien, telle passerelle, tel port. Le reste du réseau n’existe pas pour lui.
Cette page se concentre sur la prise en main d’automates. Le tableau d’ensemble — boîtiers du marché, vrai LAN, scénarios — est sur Télémaintenance industrielle.
L’agent vit sur une passerelle du site, jamais dans l’automate
Soyons précis, parce que c’est le point clé : l’agent VIGIL-MESH ne s’installe pas dans l’automate. Il tourne sur un système d’exploitation — un PC industriel Windows ou Linux, un NVIDIA Jetson, une box Linux — posé sur le même réseau machine que l’automate. Et souvent, cette machine existe déjà : c’est le PC d’IHM ou de supervision de la ligne.
- L’automate ne change pas : ni firmware, ni programme, ni configuration réseau. Il reste dans son périmètre, tel que validé par le constructeur.
- Les ports automates restent fermés à Internet : S7 (102/TCP), EtherNet/IP (44818), Modbus (502) ne sont joignables qu’à travers le mesh, par les pairs que l’ACL autorise, via la passerelle.
- L’accès est machine par machine : pas de « routeur de sous-réseau » qui ouvrirait tout un /24 — chaque équipement joignable l’est parce qu’une passerelle le dessert et qu’une règle l’autorise.

- La passerelle de l’atelier dans l’inventaire — en ligne (pastille verte).
- Son adresse overlay stable : c’est elle que TIA Portal, Control Expert ou Studio 5000 vont cibler.
- Suspendre ou révoquer la passerelle coupe immédiatement tout accès distant à l’atelier.
Siemens, Schneider, Rockwell : la prise en main pas à pas
- 1Enrôlez la passerelle du réseau machineUn PC industriel ou une passerelle Linux de l’atelier reçoit l’agent, une adresse overlay stable et un nom MagicDNS.
- 2Autorisez le flux S7Écrivez l’ACL : votre poste d’ingénierie (ou le groupe automaticiens) vers la passerelle, port 102/TCP (ISO-on-TCP). Tout le reste demeure refusé par défaut.
- 3Ciblez l’adresse dans TIA PortalDans la connexion en ligne, saisissez l’adresse overlay de la passerelle (ou son nom MagicDNS) plutôt que de passer par « Abonnés accessibles », qui repose sur une diffusion locale.
- 4Chargez, diagnostiquez, forcezVue en ligne, diagnostic matériel, chargement du projet : la session se comporte comme au pied de l’armoire, dans un tunnel chiffré de bout en bout.
- 1Enrôlez la passerelle du réseau machineSouvent le PC de supervision déjà en place : l’agent s’y installe sans toucher à l’automate Modicon.
- 2Autorisez ModbusACL : votre poste vers la passerelle, port 502/TCP. Une règle, un service — rien de plus.
- 3Définissez l’adresse dans Control ExpertDans EcoStruxure Control Expert (ex-Unity Pro) : « Définir l’adresse », moyen TCPIP, avec l’adresse overlay de la passerelle.
- 4Connectez et transférezConnexion, transfert du projet, mise au point : identique à une session sur site.
- 1Enrôlez la passerelle du réseau machinePC industriel Windows ou passerelle Linux sur le même réseau que le contrôleur ControlLogix/CompactLogix.
- 2Autorisez EtherNet/IPACL : votre poste vers la passerelle, port 44818/TCP (EtherNet/IP). Refus par défaut pour tout le reste.
- 3Déclarez la station dans RSLinx / FactoryTalk LinxCréez un driver « Ethernet devices » et ajoutez l’adresse overlay à la liste des stations — le parcours du réseau par diffusion ne traverse pas l’overlay.
- 4Ouvrez Studio 5000« Who Active », sélection du contrôleur, chargement ou mise en ligne — comme depuis l’atelier.
- 1Enrôlez la passerelle du réseau machineLe même modèle vaut pour tout équipement IP : variateurs, passerelles de données, IHM.
- 2Autorisez le service exactModbus TCP : port 502. OPC UA : port 4840 (opc.tcp). L’ACL désigne le service précis, rien de plus.
- 3Pointez le client sur l’adresse overlayUn client Modbus lit ses registres sur adresse-overlay:502 ; un client OPC UA se connecte à opc.tcp://nom-magicdns:4840.
- 4Pour la supervision complèteSCADA, historians et collecte multi-sites : le volet supervision est détaillé dans Accès distant Modbus et SCADA.
Sécurité : ACL au moindre privilège, audit, chiffrement de bout en bout
- Refus par défaut : sans règle explicite, aucun flux ne passe. Les règles désignent des identités (machine, groupe, étiquette), jamais des adresses publiques — voir politiques et ACL.
- Moindre privilège : le groupe automaticiens joint la passerelle de l’atelier sur le port 102 — pas le site entier, pas les autres clients.
- Chiffrement de bout en bout : chaque session voyage en QUIC/TLS 1.3 sur des clés Ed25519, avec un établissement de clés hybride post-quantique ; les relais (vigies) sont structurellement aveugles.
- Audit et révocation : les accès sont journalisés ; révoquer un technicien ou une passerelle coupe l’accès immédiatement, en fin de contrat comme en cas d’incident.