VIGIL MESH

Documentation

Alternative à Hamachi : le réseau LAN virtuel, modernisé

Hamachi a appris à toute une génération qu'un réseau local n'avait pas besoin de câbles : quelques clics, un identifiant partagé, et des machines dispersées se retrouvaient « comme en LAN ». Si vous cherchez aujourd'hui une alternative à Hamachi, VIGIL-MESH reprend cette idée juste et la reconstruit sur des bases actuelles : un mesh chiffré de bout en bout, un vrai domaine de diffusion, zéro port à ouvrir, des clients de Windows au navigateur — gratuit pour un usage personnel.

Pourquoi Hamachi a été aimé

Hamachi — produit de LogMeIn, aujourd'hui GoTo — a été le pionnier du LAN virtuel grand public. Son coup de génie : faire d'un besoin d'expert (relier des machines derrière des box et des NAT différents) un geste simple, accessible à quiconque savait installer un logiciel. On créait un réseau, on partageait son nom, et les machines se voyaient.

  • Les jeux en LAN entre amis : héberger une partie « réseau local » et la voir apparaître chez les autres, chacun chez soi.
  • L'accès distant à ses propres machines : atteindre son PC resté à la maison, ses fichiers, son bureau à distance.
  • Les petits réseaux d'amis ou de famille : quelques machines de foyers différents qui se comportent comme si elles partageaient un même segment.

Ces trois usages n'ont pas disparu — ils se sont même multipliés. Ce qui a changé, c'est le contexte : Hamachi reste un produit d'une autre génération d'outils réseau, et sa version gratuite est limitée en nombre de machines par réseau. D'où la question que beaucoup se posent : par quoi le remplacer, sans perdre ce qui le rendait unique ?

Ce qu'on attend d'un successeur aujourd'hui

Remplacer Hamachi, ce n'est pas retrouver le même logiciel avec une autre icône : c'est retrouver la même simplicité avec les standards d'aujourd'hui. Quatre exigences se dégagent.

Un chiffrement d'aujourd'hui

Des sessions chiffrées de bout en bout sur des protocoles modernes et auditables — pas un tunnel dont on ignore ce que voit l'infrastructure intermédiaire.

La découverte, pas seulement la connexion

Joindre une machine par son adresse ne suffit pas : ce qui faisait le LAN, c'est la diffusion — les parties qui s'annoncent, les imprimantes qui apparaissent, les appareils qui se trouvent tout seuls.

Multi-plateforme, navigateur compris

Le parc d'un groupe d'amis ou d'un foyer n'est plus fait que de PC Windows : il faut suivre Linux, Android, les petites machines — et idéalement fonctionner là où on ne peut rien installer, dans un onglet de navigateur.

Zéro configuration réseau

Pas de port à ouvrir, pas de redirection sur la box, pas de réglage à dicter au téléphone : la promesse d'origine, mais tenue aussi derrière les NAT d'opérateur (CGNAT) des connexions 4G/5G.

L'approche VIGIL-MESH

VIGIL-MESH est un VPN mesh sur QUIC : vos machines forment un réseau privé où le trafic va en direct de pair à pair chaque fois qu'un chemin existe. Les sessions sont des connexions QUIC/TLS 1.3 chiffrées de bout en bout, avec un établissement de clés hybride post-quantique X25519 + ML-KEM ; quand le direct n'est pas encore là, un relais structurellement aveugle — la vigie, que vous pouvez auto-héberger — fait transiter les flux sans jamais pouvoir les lire, puis la session migre sans coupure vers le chemin direct.

Sur cette base, chaque usage qui faisait la valeur de Hamachi trouve son équivalent modernisé :

Jeux en LAN

Chaque réseau est un vrai domaine de diffusion : broadcast et multicast chiffrés atteignent tous les membres comme sur un switch, et les parties locales apparaissent toutes seules. Le multicast est chiffré par des clés d'émetteur à rotation.

Accès distant à vos machines

Chaque machine garde une adresse stable (plage 100.64.0.0/10) et un nom MagicDNS : bureau à distance, partages, SSH se joignent comme en local, sans rien exposer sur Internet. Depuis la console, terminal SSH et bureau RDP s'ouvrent dans l'onglet du navigateur.

Petits réseaux d'amis et de famille

Un espace de travail, des invitations, et des politiques d'accès (ACL) en deny by default : chacun ne joint que ce qu'on lui a ouvert. La simplicité du réseau partagé, sans confiance aveugle entre machines.

Zéro port entrant, partout

Un seul flux sortant en 443 UDP, y compris derrière une box grand public ou une connexion mobile en CGNAT. Connexion immédiate via le relais, migration sans coupure vers le direct : rien à ouvrir, rien à justifier.

Démarrer en cinq étapes

  1. 1
    Créez un compteOuvrez un compte VIGIL-MESH — gratuit pour un usage personnel. Un espace de travail est créé pour vous : ce sera votre réseau.
  2. 2
    Installez le clientInstallez le client sur les machines concernées : Windows, Linux, Android ou Jetson. Le navigateur peut servir de point d'accès sans installation, via la console.
  3. 3
    Enrôlez chaque machineDans la console, page Réseaux → Machines → « Ajouter une machine » : une clé à usage unique enrôle la machine dans votre réseau.
  4. 4
    VérifiezChaque machine reçoit son adresse stable et son nom MagicDNS. Un ping entre deux membres confirme que le mesh est en place.
  5. 5
    Utilisez votre LAN virtuelJoignez un service par l'adresse ou le nom de la machine, comme en local — ou hébergez une partie en mode LAN et regardez-la apparaître chez les autres.

À aucune étape vous n'avez touché à une box, ouvert un port ou dicté une adresse IP au téléphone : c'est la promesse du LAN virtuel, tenue de bout en bout.

Questions fréquentes

VIGIL-MESH est-il gratuit, comme l'était la version gratuite de Hamachi ?
Oui, VIGIL-MESH est gratuit pour un usage personnel. Le trafic direct de pair à pair est illimité ; seul le trafic qui transite par le relais est soumis à un quota. Recréer un réseau entre amis ou accéder à ses propres machines relève exactement de cet usage.
Mes vieux jeux LAN fonctionneront-ils comme avec Hamachi ?
Oui. Chaque réseau VIGIL est un vrai domaine de diffusion : l'annonce de partie émise par l'hôte atteint tous les membres comme sur un switch, et l'écran « parties locales » se remplit sans configuration côté jeu. Une page entière est consacrée à ce cas : « Jouer en LAN à distance : le VPN qui diffuse vraiment ».
Faut-il ouvrir des ports ou configurer sa box ?
Non. Chaque machine établit uniquement des connexions sortantes, sur le port 443 en UDP — le même que le web moderne. La connexion démarre immédiatement via un relais, puis migre sans coupure vers le chemin direct dès que la traversée NAT aboutit. Aucune redirection de port, aucune DMZ, aucun réglage de box.
Puis-je accéder à mon PC à distance, comme je le faisais avec Hamachi ?
Oui. Chaque machine garde une adresse stable sur le mesh et un nom MagicDNS : vous joignez votre bureau à distance, vos partages de fichiers ou votre SSH comme si vous étiez sur le réseau local — sans rien exposer sur Internet. Depuis la console, un terminal SSH et un bureau RDP s'ouvrent même directement dans l'onglet du navigateur.
Sur quelles plateformes le client existe-t-il ?
Windows, Linux, Android et NVIDIA Jetson — et le navigateur lui-même, grâce à un nœud WASM utilisable via la console, sans rien installer. Hamachi était d'abord un outil de PC ; un successeur doit suivre vos machines partout où elles vivent.
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