VIGIL MESH

Documentation

Un même réseau local entre plusieurs sites, par Internet

Deux ateliers, un bureau et un entrepôt, un intégrateur et ses clients : le besoin est toujours le même — un réseau local entre deux sites (ou dix), où les machines se voient et se découvrent comme si elles partageaient le même commutateur. VIGIL-MESH construit ce LAN étendu par Internet, machine par machine : chaque poste porte l’agent et rejoint un seul réseau logique, avec découverte, multicast et noms stables — sans MPLS, sans tunnels IPsec, sans ouvrir le moindre port.

Le besoin : plusieurs sites, un seul réseau

Deux ateliers, une production

Les postes de CAO du premier atelier doivent parler aux machines et aux serveurs du second, dans les deux sens, sans procédure d’accès distant à chaque échange de fichier.

Un bureau et un entrepôt

L’ERP tourne au bureau ; l’imprimante d’étiquettes, les lecteurs et le poste logistique vivent à l’entrepôt. Tout ce petit monde doit se comporter comme un seul réseau.

Un intégrateur et ses clients

Des équipements installés chez des dizaines de clients à maintenir, chacun derrière la box ou le routeur 4G du site, sans informaticien sur place.

Dans tous ces cas, l’interconnexion de sites distants bute sur le même mur : chaque site vit derrière son NAT — box fibre, routeur 4G, parfois le CGNAT d’un opérateur ou une liaison Starlink — et le réseau local s’arrête net à la porte du bâtiment. Relier deux réseaux par Internet devient un projet d’infrastructure, alors que le besoin tient en une phrase : que les machines se voient.

Les approches classiques, et pourquoi elles pèsent

MPLS

Le réseau privé d’opérateur : fiable, mais coûteux, contractuel, lent à déployer — et impossible à étendre chez un client ou sur un site en 4G.

VPN IPsec site à site

Des tunnels routeur à routeur, configurés des deux côtés, avec adresses publiques stables exigées et plans d’adressage à faire correspondre. Ça fonctionne — jusqu’à la mise à jour de trop. Notre comparaison détaillée : VPN site à site, la version mesh.

Redirections de ports

Exposer le NAS ou le serveur par une redirection de box : le NAT casse la moitié des usages, chaque port ouvert est une surface d’attaque, et le CGNAT rend l’exercice impossible.

Avec VIGIL-MESH : un seul LAN logique, machine par machine

Chaque machine — poste Windows, serveur Linux, téléphone Android, NVIDIA Jetson, et même un simple navigateur (WASM) — porte l’agent et rejoint le réseau. Toutes forment alors un seul LAN logique, quel que soit leur site : mêmes adresses stables, même découverte, mêmes règles. Il n’y a aucun routeur à configurer, aucune box à toucher.

  • Zéro port entrant : chaque machine se connecte en sortie et traverse NAT, CGNAT, 4G/5G ou Starlink.
  • Chiffrement de bout en bout QUIC/TLS 1.3, identités Ed25519, échange de clés hybride post-quantique ; quand un relais (« vigie ») est nécessaire, il est aveugle : il ne voit que des paquets chiffrés.
  • Le broadcast et le multicast traversent le mesh : mDNS, SSDP ou DDS se comportent comme sur un réseau local — voir broadcast et multicast dans le mesh.
  • Chaque machine reçoit une adresse stable et un nom court résolu par MagicDNS — voir adressage et DNS.
  • Les ACL par identité décident qui joint quoi entre les sites ; la console web montre les machines, la topologie en temps réel et l’audit.
Panneau Machines de la console : les machines des différents sites réunies dans un même réseau, avec leur adresse et leur état.
Le panneau Machines de la console : les postes des différents sites apparaissent dans un même réseau logique.

Cas concret : l’imprimante du site B, invisible depuis le site A

Le NAS et l’imprimante d’étiquettes vivent sur le réseau du site B, derrière la box. Depuis le site A : rien. La découverte mDNS/SSDP ne franchit pas Internet, l’adresse 192.168.1.x du NAS n’a aucun sens hors du site, et une redirection de port sur la box exposerait le NAS à tout Internet.

Même avec un VPN classique en étoile, le multicast de découverte est perdu en route : il faut saisir des adresses IP à la main — qui changent au premier remplacement de box, et tout est à refaire.

Questions fréquentes

Faut-il configurer les box ou les routeurs des sites ?
Non. Chaque machine établit ses connexions en sortie : aucune redirection de port, aucune adresse publique fixe, aucune modification des équipements réseau des sites. Un site en 4G, en CGNAT ou sur Starlink participe comme les autres.
Peut-on relier des plages d’adresses entières, comme avec un routeur IPsec ?
Non, et c’est un choix : la couverture est machine par machine, ou hôte par hôte via une machine passerelle du site. Rien n’est joignable qui n’ait été explicitement enrôlé ou publié — chaque équipement accessible l’est parce qu’on l’a décidé.
La découverte automatique (imprimantes, NAS) fonctionne-t-elle entre les sites ?
Oui : le broadcast et le multicast (mDNS, SSDP) sont transportés par le mesh, donc les mécanismes de découverte se comportent comme sur un réseau local unique — c’est ce qui distingue ce LAN étendu d’un simple tunnel.
Le trafic entre les sites passe-t-il par vos serveurs ?
En direct dès que possible. Quand le chemin direct n’est pas encore établi, le trafic transite par un relais « vigie » qui ne détient aucune clé et ne voit que des paquets chiffrés de bout en bout (QUIC/TLS 1.3).
Combien ça coûte pour plusieurs sites ?
Le nombre de sites ne change rien : il n’y a ni équipement à acheter ni liaison à souscrire. Les offres et leurs limites sont détaillées sur la page tarifs.
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