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Convergence OT/IT sécurisée : relier sans décloisonner
La convergence OT/IT promet des données de production dans les outils de l’entreprise et des interventions à distance sur les machines. Elle inquiète pour une bonne raison : mal faite, elle revient à brancher l’atelier sur le réseau bureautique — et sur ses menaces. VIGIL-MESH prend le problème par l’identité : chaque machine est enrôlée individuellement, chaque flux est autorisé explicitement, tout le reste est refusé. On relie ce qui doit l’être, machine par machine — sans jamais décloisonner.
Le dilemme : relier sans exposer
Trois forces tirent dans des directions opposées, et toute architecture de convergence doit les satisfaire ensemble.
Les données doivent monter
MES, ERP, historians, tableaux de bord : la production ne se pilote plus à l’aveugle, les données machines doivent atteindre les systèmes IT — en continu.
Les experts doivent descendre
Automaticiens, intégrateurs, constructeurs interviennent à distance sur des machines précises — voir la télémaintenance industrielle.
L’OT doit rester cloisonné
L’atelier a été isolé pour de bonnes raisons : un rançongiciel bureautique ne doit jamais atteindre une ligne de production. La convergence ne peut pas se payer d’un décloisonnement.
La réponse classique — DMZ industrielle, règles de pare-feu au cas par cas, VPN d’exception — fonctionne, mais chaque nouveau flux est un projet : une règle de plus, une exception de plus, une revue de plus. La surface d’erreur grandit avec le nombre de liaisons.
Relier n’est pas fusionner : le modèle par identité
Le mesh ne connecte pas des réseaux entre eux — il connecte des machines identifiées. C’est ce déplacement qui change la sécurité de la convergence.
- Chaque machine porte une identité cryptographique propre (clés Ed25519) : ce qui se connecte est une machine précise, pas « quelque chose depuis le sous-réseau de l’atelier ».
- Les ACL refusent par défaut : aucun flux n’existe tant qu’il n’est pas écrit — machine, groupe, service. Voir décider qui parle à quoi.
- L’autorisation se fait service par service : l’historian expose son port de collecte au serveur IT autorisé — pas sa console d’administration, pas le reste de la machine.
- Jamais un sous-réseau entier : les machines se raccordent hôte par hôte, chaque équipement joignable est déclaré. Ce qui n’est pas enrôlé n’existe pas sur le mesh.
- La révocation est immédiate : fin de contrat, poste perdu, prestataire parti — l’accès tombe d’un geste, flux directs et diffusions comprises.
Mise en œuvre, pas à pas
- 1Inventoriez les flux réellement nécessairesQuelles données montent (historian vers MES, OPC UA vers tableau de bord), qui intervient sur quoi (maintenance, constructeurs) : la convergence commence sur le papier, pas dans le pare-feu.
- 2Enrôlez le côté OTL’agent s’installe sur les machines qui embarquent un PC, ou sur une passerelle de l’atelier — PC industriel, box Linux, NVIDIA Jetson — qui joint les équipements déclarés, hôte par hôte.
- 3Enrôlez le côté ITLes serveurs qui consomment les données — MES, historian central, supervision groupe — reçoivent le même agent et la même identité machine que côté atelier.
- 4Écrivez les ACL au moindre privilègeUn flux par besoin inventorié, dans un seul sens quand c’est possible : la collecte monte, rien ne redescend sans règle explicite. Tout le reste demeure refusé.
- 5Observez, puis élargissez si besoinLe journal d’audit montre qui a joint quoi ; les demandes légitimes qui échouent se voient, et chaque élargissement est une décision tracée — pas une exception oubliée.
Journal d’audit et conformité
La convergence OT/IT est aussi une exigence réglementaire : il faut pouvoir montrer qui accède aux systèmes industriels, comment, et sur quelle décision.
- Chaque accès est journalisé dans la console — voir le journal d’audit : machine, acteur, moment.
- Les rôles par membre séparent qui administre le réseau, qui écrit les politiques et qui se contente d’accéder.
- Les accès des tiers — constructeurs, intégrateurs — sont bornés par ACL et révocables individuellement, sans toucher au reste.
- Le chiffrement est uniforme : QUIC/TLS 1.3 de bout en bout, clés Ed25519, établissement de clés hybride post-quantique — y compris sur les segments relayés.
Ce que la convergence ne doit pas casser
Converger ne veut pas dire dégrader l’atelier. Deux propriétés du terrain doivent survivre à l’arrivée du réseau commun.
- Le temps réel et la découverte : multicast et broadcast traversent le mesh — mDNS, SSDP, DDS/ROS 2 continuent de fonctionner, voir le domaine de diffusion.
- Les défenses existantes : pare-feu industriel, DMZ, segmentation physique restent en place — le mesh s’y superpose sans exiger leur démontage.
Questions fréquentes
Est-ce que mes machines OT se retrouvent exposées sur Internet ?
Le réseau IT voit-il tout l’atelier une fois la convergence en place ?
Peut-on donner un accès temporaire à un constructeur ou un intégrateur ?
VIGIL-MESH remplace-t-il le pare-feu industriel ou la DMZ ?
Le même réseau qui les connecte permet à chaque logiciel d’annoncer ses capacités — et à un assistant MCP de les voir et de les opérer, sous votre contrôle, machine par machine.
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