VIGIL MESH

Documentation

Réseau machine-to-machine (M2M) : flottes en 4G/LTE, sans IP publique

Une flotte de machines qui doivent se parler — robots mobiles, drones, capteurs, passerelles — et pas une seule adresse IP publique dans le lot : c’est le quotidien du machine-to-machine en 4G/LTE. VIGIL-MESH donne à chaque machine une identité et une adresse stable sur un réseau privé : les machines se joignent entre elles, se découvrent et échangent en temps réel — chiffré de bout en bout, sans port ouvert ni serveur à héberger.

Le M2M aujourd’hui : des flottes derrière la 4G

Le machine-to-machine n’est plus une affaire de modems qui s’appellent : ce sont des flottes entières d’équipements mobiles ou isolés, chacun derrière le réseau d’un opérateur, qui doivent former un système cohérent.

Robots mobiles : AGV et AMR

Une flotte qui se coordonne entre elle et remonte vers sa supervision, d’un entrepôt ou d’un chantier à l’autre — voir connecter une flotte de robots.

Drones et engins téléopérés

Télémétrie MAVLink, vidéo, commandes — au-delà de la portée radio, par le réseau mobile : voir piloter un drone en 4G.

Capteurs et passerelles de terrain

Stations isolées, armoires en bord de route, sites sans IT : une passerelle Linux ou Jetson porte l’agent et raccorde les équipements du site, hôte par hôte.

Le mur : CGNAT, NAT symétrique, adresses qui changent

Le M2M bute sur une réalité des réseaux mobiles : aucune machine n’y est joignable de l’extérieur. Les approches classiques contournent le problème au prix fort.

  • En 4G/LTE, chaque machine est derrière le CGNAT de l’opérateur : pas d’adresse publique, pas de redirection de port possible — le détail est sur la page CGNAT et accès distant.
  • Le NAT y est souvent symétrique : même connaître l’adresse ne suffit pas, elle change à chaque connexion sortante.
  • L’APN privé opérateur règle le problème — mais par un contrat M2M dédié, opérateur par opérateur, pays par pays, avec son coût récurrent.
  • Le serveur VPN central règle aussi le problème — mais tout le trafic machine-à-machine fait un détour par lui : latence doublée, point de panne unique, serveur à héberger et à défendre.

Machine à machine, littéralement

Le mesh rend au M2M son sens littéral : les machines se parlent entre elles, sans serveur applicatif au milieu. La mise en flotte tient en quatre étapes.

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    Embarquez l’agentLinux x86 ou ARM, NVIDIA Jetson, Android : l’agent s’installe sur l’ordinateur de bord ou la passerelle de l’équipement, et démarre avec lui.
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    Enrôlez à la préparation ou au déploiementUne clé à usage unique par machine, générée depuis la console : la machine rejoint le réseau avec sa propre identité cryptographique, révocable individuellement.
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    Chaque machine reçoit une adresse stableAdresse overlay fixe et nom MagicDNS : « agv-07 » reste « agv-07 », quel que soit l’opérateur, le pays ou l’adresse du moment. Vos logiciels pointent vers des noms, plus vers des IP.
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    Écrivez qui parle à quiLes ACL refusent par défaut : la flotte parle à sa supervision, les robots d’un même site se voient entre eux, et rien d’autre — voir politiques et ACL.

Découverte d’appareils et temps réel

Un réseau M2M ne transporte pas que des octets : il doit laisser les machines se trouver, et les flux tenir la cadence.

Découverte automatique

mDNS et SSDP traversent le mesh : une machine qui rejoint la flotte est découverte par les autres, comme sur un LAN — voir le domaine de diffusion.

ROS 2 et DDS

La découverte DDS repose sur le multicast — qui passe : les nœuds ROS 2 d’une flotte se voient sans configuration de peers — voir le VPN pour la robotique et ROS 2.

Télémétrie et commande

Les flux temps réel — MAVLink, commandes, capteurs — profitent des datagrammes QUIC et du chemin le plus direct — voir temps réel et datagrammes.

Liaisons série de terrain (bêta)

L’instrument RS-232/RS-485 d’un équipement distant se lit comme un port local — voir le port série à distance.

Où ça s’embarque

L’agent est un logiciel : il lui faut un système d’exploitation, même modeste. Les plateformes embarquées courantes sont couvertes.

  • NVIDIA Jetson — la plateforme type des robots et caméras intelligentes : installation sur Jetson.
  • Linux x86 et ARM — ordinateurs de bord, passerelles, box industrielles : installation sur Linux.
  • Android — terminaux durcis, tablettes d’atelier, équipements mobiles.
  • Windows — postes de supervision et machines spéciales qui embarquent un PC.

Questions fréquentes

Deux machines en 4G peuvent-elles vraiment se parler entre elles ?
Oui. L’agent tente d’abord un chemin direct par traversée NAT ; quand les deux liens sont derrière un CGNAT strict — cas fréquent en 4G —, le trafic passe par des relais, les vigies, qui ne détiennent pas les clés et ne voient que des paquets opaques. Dans les deux cas, la session est chiffrée de bout en bout, de machine à machine.
Faut-il une carte SIM spéciale ou un APN privé opérateur ?
Non. Une SIM grand public suffit : l’agent n’a besoin que d’une connexion sortante, quel que soit l’opérateur. C’est précisément l’intérêt face aux APN privés — pas de contrat M2M dédié par opérateur, pas de dépendance à un pays ou à un forfait.
La découverte d’appareils fonctionne-t-elle comme en local ?
Oui : broadcast et multicast sont répliqués, chiffrés, vers les machines du même domaine de diffusion. mDNS, SSDP et la découverte DDS de ROS 2 voient les machines de la flotte comme si elles partageaient un switch.
L’agent tourne-t-il sur un microcontrôleur ?
Non. L’agent a besoin d’un système d’exploitation : Linux (x86 ou ARM), NVIDIA Jetson, Android, Windows. Un capteur nu ou un microcontrôleur est raccordé via une passerelle du même site qui porte l’agent — chaque équipement joignable étant déclaré individuellement.
Et demainOpérer ces machines avec un assistant IA

Le même réseau qui les connecte permet à chaque logiciel d’annoncer ses capacités — et à un assistant MCP de les voir et de les opérer, sous votre contrôle, machine par machine.

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