VIGIL MESH

Documentation

Usine connectée : le réseau de l’industrie 4.0

L’usine connectée — l’industrie 4.0 — tient en trois flux : les données des machines qui montent vers les outils d’analyse, les constructeurs qui interviennent à distance sur leurs équipements, et désormais les assistants IA qui interrogent la flotte. Les trois butent sur le même mur : le réseau. VIGIL-MESH fournit le socle commun : chaque machine rejoint un réseau privé chiffré de bout en bout, sans port ouvert, et les accès se décident machine par machine depuis une console.

Trois flux, un seul socle réseau

Les projets industrie 4.0 empilent souvent trois infrastructures : une passerelle IoT pour les données, des boîtiers de télémaintenance pour les constructeurs, et rien de prévu pour l’IA. Les trois besoins reposent pourtant sur la même question — qui a le droit de joindre quelle machine.

La collecte de données machines

OPC UA, MQTT, Modbus : cadences, températures, arrêts, rebuts — les données de production alimentent tableaux de bord, MES et maintenance prédictive.

L’accès distant des constructeurs

Chaque machine sous contrat de maintenance doit être joignable par son constructeur — sans boîtier dédié ni port ouvert : voir la télémaintenance industrielle.

Le socle : un réseau privé par agent logiciel

Le socle de l’usine connectée n’est ni une plateforme cloud ni un boîtier : c’est un agent logiciel installé sur les machines et les passerelles, qui les met sur un réseau privé commun.

  • L’agent s’installe sur ce qui existe déjà : PC d’IHM, poste de supervision, PC industriel, passerelle Linux, NVIDIA Jetson, terminal Android — et le navigateur peut devenir un nœud (WASM).
  • Zéro port entrant : chaque agent n’établit que des connexions sortantes et traverse le pare-feu usine, le CGNAT et les liens 4G/5G sans aucune règle à demander.
  • Chiffrement de bout en bout : QUIC/TLS 1.3, clés Ed25519, établissement de clés hybride post-quantique — les relais éventuels ne voient que des paquets opaques.
  • MagicDNS et ACL : chaque machine porte un nom stable, chaque flux est autorisé explicitement — voir politiques et ACL.
  • Le multicast passe : mDNS, SSDP, DDS — la découverte d’appareils fonctionne entre sites comme dans l’atelier, voir le domaine de diffusion.

Collecter les données machines, ligne par ligne

La collecte ne se décrète pas usine entière : elle se construit ligne par ligne, avec des flux bornés dans un seul sens quand c’est possible.

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    Enrôlez la machine ou la passerelle de ligneUne clé à usage unique générée depuis la console, une commande sur place : la ligne rejoint le réseau avec sa propre identité. Un équipement sans OS est joint via la passerelle, hôte par hôte.
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    Laissez parler les protocoles existantsLe serveur OPC UA se consulte à son adresse overlay, le broker MQTT reçoit les mesures, le Modbus TCP remonte — voir Modbus, SCADA et automates.
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    Couvrez le legacy sérieCompteurs et instruments RS-485 se lisent à distance via le port série sur IP (bêta) — voir Modbus RTU à distance.
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    Bornez le flux par ACLLa collecte monte de la ligne vers l’historian — et c’est tout : aucune règle n’autorise le chemin inverse, le poste bureautique ne joint pas l’automate.

L’accès distant des constructeurs, sans DMZ

Une usine connectée héberge des machines de plusieurs constructeurs, chacun avec son contrat de maintenance. Multiplier les boîtiers et les VPN d’exception ne passe pas à l’échelle — et chaque exception affaiblit la politique.

  • Un accès par machine et par contrat : le constructeur joint sa machine, sur les services prévus — le reste de l’usine n’existe pas pour lui.
  • Chaque session est journalisée : qui, quelle machine, quand — le dossier de preuve se constitue tout seul.
  • La révocation est immédiate en fin de contrat, sans toucher aux accès des autres constructeurs.

L’étage IA : la flotte exposée aux assistants

La dernière étape de l’usine connectée est en train de s’écrire : brancher des assistants IA sur la flotte. Le pont MCP local permet à chaque logiciel de bord — contrôleur de robot, supervision, logiciel métier — de publier ses capacités auprès du client VIGIL de sa machine ; l’assistant, lui, se connecte à un seul endroit et découvre un inventaire vivant de la flotte.

  • Interroger l’état de santé des équipements d’un site en un appel d’outil, sans intégration sur mesure.
  • Corréler les erreurs d’un contrôleur avec celles du reste de la flotte, puis documenter l’incident automatiquement.
  • Agir — recalibrage, redémarrage d’un service — dans les limites exactes de la politique de la console, chaque appel étant journalisé.

Questions fréquentes

Faut-il refondre le réseau d’atelier existant pour connecter l’usine ?
Non. Le mesh se superpose au réseau en place : l’agent s’installe sur les machines qui embarquent un PC ou sur une passerelle de ligne, et le réseau machine, ses VLAN et ses pare-feu restent tels quels. On connecte l’usine sans la recâbler.
Quelles données machines peut-on collecter ?
Tout ce qui parle IP passe : OPC UA, MQTT vers un broker, Modbus TCP, transferts de fichiers, flux d’historian. Les liaisons série RS-232/RS-485 sont couvertes par le port série à distance, en bêta aujourd’hui.
Le constructeur qui télémaintient sa machine voit-il le reste de l’usine ?
Non. Son accès est borné par ACL à sa machine et aux services prévus, tout le reste est refusé par défaut. Chaque session est journalisée, et la révocation en fin de contrat coupe l’accès immédiatement.
Une IA peut-elle déjà interroger ou piloter les machines ?
L’étage IA est en bêta : la chaîne — publication des capacités par bail, transport mesh, consentement machine par machine dans la console, journal des appels — est construite et arrive au fil des déploiements. La page « Exposer les capacités de vos machines aux IA » suit la disponibilité réelle.
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