VIGIL MESH

Documentation

Alternative à Secomea : la télémaintenance industrielle sans boîtier dédié

Secomea a industrialisé un geste que tout constructeur de machines connaît : poser un boîtier sur le réseau machine, le laisser joindre le cloud de l’éditeur, et donner aux techniciens un accès distant propre depuis leur poste. Le modèle fonctionne — mais il repose sur un équipement dédié à acheter, expédier et maintenir sur chaque site, et sur une plateforme tierce au centre de chaque session. Quand le site possède déjà un PC de supervision ou une passerelle, une autre voie existe : un agent logiciel qui fait entrer cette machine dans votre réseau privé chiffré de bout en bout, sans port entrant et sans matériel supplémentaire. Cette page compare honnêtement les deux approches, puis montre la mise en place pas à pas.

Ce que Secomea fait très bien

Le modèle Secomea, décrit à haut niveau, tient en trois pièces : une passerelle installée sur le site (le SiteManager, boîtier matériel qui existe aussi en version logicielle), un service central dans le cloud (le GateManager) qui met les sessions en relation, et un client (le LinkManager) sur le poste du technicien. La passerelle n’attend aucune connexion entrante : elle sort vers la plateforme, et le technicien atteint les équipements déclarés derrière elle. Des licences couvrent la plateforme, les passerelles et les techniciens.

Pensé pour l’usine

Séparation réseau machine / réseau usine, équipements déclarés un à un, accès SAV du constructeur chez un client final : le produit épouse depuis longtemps les réalités de la télémaintenance industrielle.

Rien à demander au pare-feu du client

La passerelle n’a besoin d’aucune ouverture de port entrant : elle établit des connexions sortantes vers la plateforme, ce qui passe la plupart des politiques réseau d’usine sans négociation.

Un équipement autonome

Certains boîtiers embarquent un modem cellulaire : la machine livrée est joignable sans toucher au réseau du client final. Quand cette autonomie matérielle est exigée, le boîtier dédié est un vrai avantage.

Ce que le modèle boîtier + cloud implique

Les qualités de ce modèle découlent d’un choix d’architecture : du matériel dédié sur chaque site, et une plateforme centrale qui met les sessions en relation. Ce choix est cohérent pour un équipement industriel — mais il a des conséquences qu’il faut peser quand le site possède déjà des machines capables de porter un agent.

  • Du matériel sur chaque site. Un boîtier par machine ou par site, c’est un équipement à acheter, référencer, expédier, stocker en pièce de rechange et remplacer en panne — multiplié par le parc de machines livrées. Cette logistique n’existe pas avec un agent logiciel.
  • La plateforme au centre de chaque session. La mise en relation est opérée par le service central : l’accès à vos machines dépend de la disponibilité et des règles d’un service extérieur, et c’est lui qui porte les comptes et les droits.
  • Un accès par services déclarés. On atteint ce que la passerelle redirige — pratique et cadré, mais différent d’un vrai réseau local : les outils constructeur qui cherchent leurs équipements en diffusion demandent, selon la configuration, un traitement particulier.

L’approche VIGIL-MESH : un agent logiciel, un vrai réseau privé

VIGIL-MESH remplace le boîtier par un agent installé sur une machine qui existe déjà : le PC de supervision, l’IPC de la ligne, une passerelle Linux, un NVIDIA Jetson. Enrôlée une fois avec une clé à usage unique, cette machine rejoint votre réseau privé : adresse stable, nom lisible (MagicDNS), joignable par les seuls membres autorisés. Les sessions sont des connexions QUIC/TLS 1.3 chiffrées de bout en bout, avec un échange de clés hybride post-quantique — et aucun port entrant n’est ouvert nulle part : chaque machine ne fait que sortir.

Un vrai LAN, pas une redirection

Multicast, diffusion et découverte automatique fonctionnent nativement : les outils constructeur qui cherchent leurs équipements en broadcast retrouvent leurs habitudes, comme sur le réseau local du site.

Terminal SSH dans le navigateur

L’onglet Administration de la console ouvre un terminal sur une machine du réseau, directement dans la page : l’onglet devient un nœud du mesh, et vos identifiants ne transitent jamais par nos serveurs.

Relais aveugles — et auto-hébergeables

Quand un relais est nécessaire, la vigie fait transiter des paquets chiffrés dont elle ne détient pas les clés. Et si vous voulez aussi posséder ce relais, une vigie privée auto-hébergée dédie le chemin relayé à votre espace de travail.

ACL, journal d’audit, MFA

Refus par défaut et règles par identité — machines, groupes, étiquettes — via les politiques d’accès ; chaque opération sensible exige la MFA et laisse une trace dans le journal d’audit.

Onglet Administration de la console : la liste des machines en ligne, chacune avec un bouton Terminal.
  1. Le nom de la machine, tel qu’il apparaît dans l’inventaire du réseau.
  2. Son adresse overlay : c’est elle que le terminal joint, jamais une adresse publique.
  3. « Terminal » ouvre une session SSH sur cette machine, chiffrée de bout en bout depuis l’onglet.
Le technicien intervient depuis un navigateur : l’onglet devient un nœud du mesh, sans client à installer.

Le détail du modèle — une seule couche de chiffrement, relais structurellement aveugles, révocation immédiate — est décrit dans le modèle de sécurité ; le panorama du cas d’usage, dans Télémaintenance industrielle.

Comparatif qualitatif

Ce tableau compare des architectures, pas des fiches techniques : chaque ligne décrit une différence de modèle, à haut niveau.

CritèreSecomeaVIGIL-MESH
Matériel requisPasserelle dédiée sur chaque site, plus le client du technicienAucun matériel dédié : un agent sur un PC ou une passerelle déjà présents
Modèle réseauLa passerelle joint la plateforme de l’éditeur ; le technicien s’y connecte et atteint les équipements déclarésRéseau privé chiffré entre machines : chemin direct pair-à-pair quand c’est possible, relais aveugle sinon
Multicast et découverteRedirections de services point à point ; la découverte en diffusion demande un traitement particulierVrai LAN : multicast, diffusion et découverte automatique natifs, noms MagicDNS
Port sériePrésent sur certains boîtiers, selon modèleVirtual-IO (port série virtuel) — en bêta
Temps réel UDP et vidéoSessions de maintenance via la plateformeFlux UDP de bout en bout ; sur le chemin direct, aucune terminaison intermédiaire
Terminal SSH navigateurAccès distant via le client ou l’accès mobile de la plateformeOui : l’onglet devient un nœud du mesh, la session est chiffrée de bout en bout dans la page
Modèle de confiance du cloudLa plateforme centrale met les sessions en relation et porte les comptes et les droitsContrôleur pour l’identité et la policy ; relais structurellement aveugles, sans les clés des sessions
Auto-hébergement du relaisSelon l’offre de l’éditeurVigie privée auto-hébergeable, dédiée à votre espace de travail

Du boîtier à l’agent : l’accès SAV à une machine livrée

Vous êtes constructeur ou intégrateur. Une machine part chez un client final, et le contrat prévoit la télémaintenance. Avec un boîtier, chaque livraison embarque son lot de contraintes :

  • Un équipement à acheter, provisionner, câbler et documenter — puis à garder en stock de rechange pendant toute la vie de la machine.
  • Un dossier réseau à faire valider par l’IT du client final, même si tout sort en connexion sortante.
  • Des licences plateforme, passerelles et techniciens à suivre au fil des embauches et des départs.
  • Et à chaque intervention, une plateforme tierce au centre de la session — un point dont certains clients finaux demandent désormais la maîtrise.

Quel modèle pour quel site ?

SituationMeilleur choixPourquoi
Réseau machine sans aucun PC, interdiction d’en poser unBoîtierL’agent a besoin d’un OS ; l’équipement dédié est fait pour ce cas
Modem cellulaire intégré exigé dans le même équipementBoîtierL’autonomie matérielle évite un équipement de plus
Politique du client final : équipement dédié imposéBoîtierLa politique du site prime sur l’architecture
Un PC de supervision ou une passerelle existe déjàAgent VIGIL-MESHZéro matériel, zéro port entrant, chiffrement de bout en bout
Outils constructeur à découverte broadcast/multicastAgent VIGIL-MESHLe vrai LAN transporte la découverte nativement
Exigence : personne ne doit pouvoir lire les sessionsAgent VIGIL-MESHE2E + relais aveugles, vigie privée auto-hébergeable

Les deux modèles cohabitent d’ailleurs très bien dans un même parc : le boîtier pour les sites verrouillés qui l’exigent, l’agent partout où une machine peut le porter — avec les mêmes techniciens des deux côtés.

Questions fréquentes

Peut-on joindre un automate qui n’a pas de système d’exploitation ?
Oui, via une machine du site qui porte l’agent — le PC de supervision ou une passerelle : l’automate est déclaré derrière elle, machine par machine. VIGIL-MESH n’expose jamais un sous-réseau entier — c’est un choix de moindre privilège assumé. S’il n’existe aucune machine capable de porter l’agent sur le réseau machine, le boîtier reste le bon choix.
Faut-il ouvrir un port sur le pare-feu de l’usine ?
Non, aucun port entrant, nulle part. Chaque machine n’établit que des connexions sortantes, sur un seul flux 443 UDP — le même port que le web moderne, autorisé en sortie sur la quasi-totalité des réseaux d’usine, y compris derrière un accès 4G/5G en CGNAT.
Par où passent les sessions, et qui peut les lire ?
Les sessions sont des connexions QUIC/TLS 1.3 chiffrées de bout en bout, avec un échange de clés hybride post-quantique. Le chemin est direct de pair à pair quand la traversée NAT aboutit ; sinon le trafic transite par une vigie structurellement aveugle, qui ne détient pas les clés — et que vous pouvez auto-héberger. Le détail est dans le modèle de sécurité.
Et les liaisons série (RS-232/RS-485) vers les équipements ?
Le pont série Virtual-IO, qui présente un port série distant comme un port local, est en bêta. Pour un besoin série critique aujourd’hui, un boîtier doté de ports série reste un choix raisonnable — nous le disons sans détour.
Combien ça coûte, sans matériel ni licence par boîtier ?
Il n’y a ni équipement à acheter ni licence par passerelle : l’agent s’installe sur les machines du site, et la tarification est publique sur la page tarifs.
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